TOUJOURS RÊVER !
Inutile de faire planer davantage le doute
Voici donc la triste vérité que tu redoutes,
Témoin silencieux assis face au télécran.
Sans ambage, je vais te parler avec cran:
"Tous ces requins cyniques le savent déjà;
Notre monde est pourri et c'est irréversible
Et mieux vaut immiter ces égoïstes goujats
Qui se vautrent dans une orgie répréhensible
Parce qu'ils se partagent le terrible secret;
C'est bel et bien foutu et n'ont aucun regret!
Ainsi, pourquoi les hommes se révoltent-ils
Quand la cause est perdue, les rêves futiles?
Trop tard pour soigner le globe du cancer,
Il n'y a plus qu'à attendre la fin, de concert
Avec tous les innocents, animaux ou enfants.
Avec tous les coupables, dans l'air étouffant..."
Même si je ne voulais pas te faire de la peine,
Je devais te parler avec l'encre de mes veines
Et t'inviter au dernier bal des causes perdues
Où l'on danse d'un pas décadant, le coeur tordu.